Après la défaite face à l'AC Milan : Ce PSG a-t-il un trouble de l'identité ?

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Déjà balayé à Newcastle, le PSG a encore été battu ce mardi à San Siro par une équipe de l'AC Milan qui a su appuyer sur les faiblesses parisiennes (2-1). A l'extérieur, Paris n'a pas le même visage. Voilà quatre mois que Luis Enrique a pris les rênes de cette équipe. Son idée de jeu est désormais identifiée mais tarde à s'appliquer réellement. Et si c'était lié aux profils à disposition ?

Le PSG est-il en danger ? "Ils ont grillé beaucoup plus qu'un joker à San Siro"

Video credit: Eurosport

Les problèmes de sons dans la salle de San Siro dédiée aux conférences de presse ont-ils permis à Luis Enrique de noyer le poisson ? Interrogé de manière très directe sur le manque de grinta de son équipe face à l'AC Milan (2-1), sur ce sentiment que ce PSG n'est pas assez méchant, tueur ou simplement guerrier, l'entraîneur espagnol a demandé que la question soit répétée avant de répondre – un peu – à côté. "C’est la Ligue des Champions, le plus haut niveau, a-t-il résumé. Parfois les joueurs du Milan prennent le dessus sur nos joueurs, et parfois c’est l’inverse. Je crois – je le répète - que le match était équilibré et que les deux équipes auraient pu l’emporter."
"Le plus haut niveau", Paris a pourtant du mal à l'approcher loin de ses bases. Ce mal récurrent n'a pas été corrigé par Luis Enrique et son approche plus collective. Deux matches à l'extérieur, deux défaites qui soulignent encore plus nettement cette statistique franchement limitante : sur ses 10 derniers déplacements en C1, le PSG ne l'a emporté qu'à deux reprises, sur le terrain du Maccabi Haïfa et de la Juventus Turin. Un prétendant au sacre final ne devrait pas voyager comme ça.

Des guerriers déjà rentrés dans le rang

Les deux défaites de la saison sont différentes dans le contenu, certes, mais le résultat reste le même et les attitudes aussi. Au Parc des Princes, on se targuait mi-septembre d'avoir trouvé une équipe de guerriers, symbolisée par la grinta de Manuel Ugarte et le vice de Lucas Hernandez. Deux mois plus tard, les deux hommes se sont mis au niveau de leurs coéquipiers, malheureusement. A domicile, sa supériorité technique permet à Paris d'être confortable. A l'extérieur, dans des ambiances brûlantes, cela ne suffit pas.
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Marquinhos face à l'AC Milan

Crédit: Getty Images

Dans l'impact, dans la personnalité, dans les duels, Paris a été lisse mardi après avoir été transparent à Saint James' Park. Les jambes n'ont pas tremblé autant que par le passé, c'est vrai, mais l'enjeu était moindre. Cette incapacité à se hisser à la hauteur des enjeux ne peut plus être ramenée qu'aux simples déficiences, absences ou ratés de Marco Verratti, Neymar ou Lionel Messi. Paris a beau avoir lancé une nouvelle ère, cette équipe garde dans ses gènes cette incapacité à rester souverain quel que soit le terrain.
Bipolaire, Paris l'est aussi tactiquement. Depuis son arrivée, Luis Enrique répète que son équipe se doit d'avoir la maîtrise du ballon. Fidèle à la ligne de conduite de Pep Guardiola, l'Asturien estime que c'est en confisquant la gonfle qu'on rend l'adversaire inoffensif. Vitinha a été fidèle à la philosophie de son coach : "Nous n’avons pas réussi à développer notre jeu en dehors des 15 premières minutes, a-t-il estimé. Nous avons joué le jeu de Milan en perdant progressivement patience. Ça ne nous a pas permis d’avoir le contrôle du match."

La transition est-elle un gros mot ?

C'est paradoxalement au début de ce premier acte que le PSG a été le plus dangereux, multipliant les phases de transition avec un Ousmane Dembélé inspiré notamment (7e, 9e, 12e, 15e, 19e, 25e, 27e, 45e). Comment Paris a-t-il fait ? Il a bénéficié des conditions du match, s'appuyant sur les espaces laissés par les Milanais, pour lancer ses dragsters en transition. Paris a souffert défensivement, c'est vrai, mais il a surtout été dangereux offensivement.
Pourtant, Luis Enrique n'a pas spécialement apprécié. "Ma seule réserve est peut-être que nous avons participé au fait que le match devienne encore plus fou, a-t-il expliqué avant de nuancer en rappelant qu'il aime d'abord revoir les matches pour se faire une idée plus précise. Nous sommes une équipe meilleure si nous avons le contrôle du match. Pas un match où chaque équipe attaque l’une après l’autre, comme un match de tennis."
Avec Ousmane Dembélé, Kylian Mbappé et Randal Kolo Muani, l'Espagnol dispose pourtant d'armes quasi nucléaires en transition, dans ces "matches de tennis". A l'inverse, sur attaque placée, Kolo Muani semble perdu et Mbappé bien plus cerné. C'est exactement ce qu'il s'est produit en seconde période, avec plus de contrôle, certes, mais bien moins de situations chaudes. Sans empêcher, en plus, les rushes de Rafael Leão ou de l’étonnant Ruben Loftus-Cheek. L'effectif parisien est ainsi fait que les dévoreurs d'espace que sont les trois hommes, auxquels Achraf Hakimi doit être ajouté, rendent difficilement lisible cette obsession du contrôle. La transition n'est pas un gros mot. C'est peut-être même l'une des solutions dans ces soirées de chaos.
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Kolo Muani encore décevant : "Il faut qu'il prouve qu'il a sa place à la pointe du PSG"

Video credit: Eurosport

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